Installer une pompe à chaleur air-air dans la Manche et le Calvados

Une pompe à chaleur air-air ne produit pas d'eau chaude sanitaire et ne comporte aucun circuit d'eau. Sa pose reste légère, sans reprise de radiateurs ni travaux de plomberie.

Fonctionnement d'une pompe à chaleur air-air

Un fluide frigorigène capte les calories de l'air du dehors, même quand il fait 5 degrés, et les restitue à l'intérieur sous forme d'air soufflé. L'électricité ne sert qu'à faire tourner le compresseur et les ventilateurs, ce qui explique qu'on récupère 3 à 4 fois ce qu'on a consommé. Il n'y a ni circuit d'eau, ni radiateur à raccorder, ni ballon, une unité posée dehors, un ou plusieurs modules dans les pièces, et une liaison de quelques millimètres entre les deux. L'eau chaude sanitaire reste donc à la charge de l'appareil déjà en place, chauffe-eau électrique le plus souvent.

Saison de chauffe longue

Le climat normand ne descend pas très bas mais oblige à chauffer d'octobre à avril, parfois au-delà. C'est précisément le régime dans lequel une pompe à chaleur travaille le mieux, entre 5 et 12 degrés extérieurs, elle tourne dans sa plage de meilleur rendement, loin des seuils où l'appoint électrique se déclenche. Une maison chauffée aux convecteurs sur une saison pareille dépense beaucoup ; diviser cette consommation par 2 ou 3 représente plusieurs centaines d'euros par an. L'humidité relative, élevée toute l'année, joue en revanche sur l'unité extérieure, qui givre plus souvent et déclenche des cycles de dégivrage. C'est normal et bref, mais il faut prévoir l'écoulement des condensats correspondants.

Nombre et forme des unités intérieures

Un monosplit chauffe une pièce, pas une maison. Pour un séjour ouvert sur une cuisine, il suffit ; dès qu'on veut traiter les chambres, il faut passer au multisplit, qui raccorde 2 à 5 modules sur une seule machine extérieure, chacun réglable de son côté. Les longères du Cotentin et le bâti reconstruit de Caen n'offrent pas les mêmes possibilités. Les premières ont des murs bas et peu de linéaire libre, ce qui pousse vers la console posée au sol plutôt que vers le module mural classique ; les secondes, aux cloisons plus régulières, acceptent sans difficulté une pose murale en hauteur.

Pose de l'unité extérieure face au vent

L'appareil extérieur pèse entre 40 et 100 kilos et se fixe sur plots au sol ou sur consoles murales. Il lui faut de l'air libre devant, un dégagement à l'arrière et un écoulement pour les condensats, abondants en mode chauffage. Sur cette côte, l'exposition compte autant que l'emplacement. Une unité placée plein ouest reçoit les coups de vent et la pluie battante de face, ce qui accélère la corrosion de l'échangeur et fait grimper la consommation des ventilateurs. Un mur abrité, un pignon nord ou un simple auvent suffisent à corriger cela. En bord de mer, il vaut la peine de demander une version traitée contre l'air salin, le surcoût est faible au regard de la durée de vie gagnée.

Entretien courant

Les filtres des unités intérieures se rincent à l'eau tiède toutes les quelques semaines pendant la saison de chauffe. Un filtre encrassé réduit le débit d'air, donc le rendement, et finit par faire givrer l'échangeur intérieur. L'unité extérieure, elle, se dégage simplement des feuilles et des herbes qui s'accumulent autour. Au-delà, un professionnel contrôle les pressions et l'étanchéité du circuit tous les 2 ans, pour 100 à 200 euros selon le nombre de modules. Une fuite de fluide ne provoque presque jamais un arrêt net, la puissance baisse peu à peu, et on s'en aperçoit souvent après une saison entière. Une installation bien posée et suivie tient une quinzaine d'années.

Prix d'une pompe à chaleur air-air

Le prix dépend du nombre d'unités intérieures avant tout. Un monosplit posé revient entre 1 500 et 3 500 euros, un bi-split entre 3 000 et 6 000 euros, un multisplit de 4 ou 5 pièces entre 7 000 et 12 000 euros. Le gainable, réservé aux logements disposant de combles, se situe entre 9 000 et 15 000 euros. Aucune aide publique ne s'applique, la pompe à chaleur air-air est exclue de MaPrimeRénov' et des primes énergie. Reste la TVA à 10 % dans un logement achevé depuis plus de 2 ans. L'investissement se juge donc uniquement sur l'économie de consommation, laquelle est d'autant plus rapide à rembourser que la saison de chauffe est longue, 6 à 8 ans sont courants face à des convecteurs.

Sélection d'installateurs de pompes à chaleur air-air dans la Manche et le Calvados

Implantée à Agneaux, Agneaux Dépannage opère sur les équipements de chauffage, avec une activité orientée vers les pompes à chaleur air-air ainsi que les chaudières gaz et fioul. L’entreprise effectue aussi des travaux de plomberie et des installations électriques.

Située à Amayé-sur-Orne, Leconte Energie intervient dans les domaines du chauffage, de la plomberie et des énergies renouvelables. L’entreprise assure la pose et la maintenance de pompes à chaleur air-air, ainsi que le dépannage d’équipements de chauffage et de plomberie.

GT Chauffage, à Bayeux, travaille dans les domaines de la plomberie et du chauffage. Son activité inclut la pose et l’entretien de pompes à chaleur air-air, avec des interventions sur le traitement de l’eau et le dépannage de chauffage.

À Vire-Normandie, Froid Plus travaille dans le froid, la climatisation, le chauffage et la plomberie. L’entreprise assure les pompes à chaleur air-air, la ventilation, l’électricité et différents travaux de chauffagiste.

Zones couvertes

Calvados : Caen, Hérouville-Saint-Clair, Lisieux

Manche : Cherbourg-en-Cotentin, Saint-Lô